SARTRE 2
Recommandations et perspectives
D'une façon générale, si les conducteurs n'ont
pas forcément des attitudes négatives à l'égard de
la sécurité routière, ils ont encore besoin d'aide pour se
convertir à un comportement plus sûr ! Or, il semble que le soutien
aux mesures de sécurité routière tend à décliner
dans certains pays, traduisant probablement un début de saturation vis-à-vis
de ce problème.
- Il faut donc concentrer les efforts des uns et des
autres pour imaginer des campagnes d'incitation novatrices, capables de renouveler
l'intérêt pour le sujet. Par exemple, mettre sur pied, au niveau
local, des communications plus personnalisées, s'adressant à
des groupes cibles précis, ou à des régions.
- L'information sur l'alcool au volant pourrait être
reprise, de façon à expliquer plus clairement que le danger
ne concerne pas seulement ceux qui conduisent en étant fortement alcoolisés,
réduisant ainsi le problème à des groupes cibles bien
précis. Car le danger touche aussi les non alcooliques, ceux qui n'ont
pas bu "énormément" mais qui, cependant ont "trop"
bu pour prendre le volant sans risque...
-
En matière de vitesse, une approche intégrée
semble nécessaire. Elle devrait comprendre une application plus
stricte de la réglementation, une information plus développée
sur la réalité du risque et sur l'utilité des limites.
- Concernant la ceinture de sécurité et autres
dispositifs de retenue, la législation étant en place, il faut
l'associer désormais à des campagnes d'éducation, aux
rappels et à l'application de la réglementation.
- Enfin, les automobilistes semblent accorder une plus
grande priorité que les décideurs à d'autres formes de
déplacements : ils se déclarent à 84% d'accord pour le
développement des transports publics et l'amélioration des déplacements
à pied ou en vélo. Ces aspirations mériteraient sans
doute d'être prises en considération dans la politique de sécurité
routière.
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